En imaginant les habitations BESIDE, nous avions pour ambition d’aller plus loin que la simple création d’une destination en nature.

Nous souhaitions créer une communauté. Un lieu où la nature est mise en valeur par l’architecture et la culture. Un espace de réflexion, de création, de rencontre.

Un endroit où se côtoient les connaissances ancestrales, les nouvelles idées et les pionniers modernes. Où l’on se définit par ses expériences plutôt que par ses exploits.

Autour de la table, nous avons donc invité des architectes, des designers, des anthropologues, des biologistes et des penseurs, et leur avons demandé d’imaginer ce lieu différent, unique, à la jonction de la nature et de la culture.

Bienvenue à la première destination BESIDE.

Créer des ponts entre l’humain et la nature

À quel moment avons-nous perdu notre lien privilégié avec la nature?

Quand les Européens ont posé le pied en Amérique? Quand les explorateurs ont décidé de s’y installer pour de bon? Quand la Révolution industrielle est arrivée, et que les populations ont massivement convergé vers les villes? Quand la technologie s’est mise à capter toute notre attention?

Impossible de savoir. Le fossé entre nous et la nature s’est tellement creusé qu’aujourd’hui, nous pourrions presque croire que rien ne nous relie. Et pourtant.

Plus de 82% des Nord-Américains habitent en ville. Autant dire que nous nous sommes construit des forteresses, qui nous tiennent éloignés de la nature « sauvage » au quotidien. Et lorsque nous parcourons des centaines de kilomètres pour nous en rapprocher, ce sont nos parcs, nos ruelles vertes, nos jardins que nous laissons derrière.

À mesure que nos savoir-faire s’estompent — allumer un feu, pêcher un poisson, le fileter, reconnaître les essences d’arbres et les champignons, etc. —, notre désir de côtoyer la nature grandit…

C’est pour créer des ponts entre l’humain et la nature que BESIDE est né. Je dis « des ponts », parce qu’il n’y a pas qu’une seule façon de l’apprécier. Par le plein air, oui, mais aussi par la chasse, la pêche, l’art, l’architecture, la musique, l’agriculture, la science, la littérature, le design, l’histoire.

Notre rapport à la nature est multiple, et nous croyons que le transfert de connaissances et d’expériences est un bon moyen de nous en rapprocher. Nous voulons inspirer, nuancer, conscientiser, démocratiser. Plus nous connaissons la nature, plus nous l’apprécions, et plus nous souhaitons en prendre soin.

Chez BESIDE, nous nous faisons porteurs d’idées, d’histoires et de connaissances qui nous amèneront à construire, tous ensemble, un avenir durable.

Parce que comme le dit l’astronaute Chris Hadfield :

Nous faisons tous partie de l’équipage du même vaisseau.

Il y a quelque chose d’inexplicable qui se passe quand on se retrouve devant un lac miroir, au sommet d’une montagne, en plein milieu d’une forêt dense ou pieds nus dans un parc. Nos cinq sens s’éveillent et s’aiguisent. Nos papilles se dilatent tout comme nos pupilles; nous captons le monde autour de nous avec nos oreilles, notre nez, nos doigts… Même si ces expériences sont souvent trop rares, nous pouvons tous ressentir le bienêtre qu’elles nous procurent, qu’il soit physique ou psychologique.

D’ailleurs, la science reconnaît les effets bénéfiques, voire thérapeutiques que la nature a sur nous. Entre autres :

  • Augmentation de notre sensation de bienêtre
  • Augmentation de notre créativité
  • Diminution du stress, de notre pression artérielle
  • Augmentation de notre mémoire

Plus important encore, la nature a le potentiel de nous transformer, de nous faire voir les choses autrement, de nous outiller pour la suite du monde. Elle nous permet de prendre une pause de l’humanité pour nous rappeler que nous ne sommes pas des machines.

Il est à parier qu’avec nos vies hyperconnectées, notre besoin de déconnexion — pour recharger nos batteries, notre énergie, notre créativité — se fera de plus en plus fort.

Combien de métropoles peuvent se vanter d’être entourées d’eau et de nature? Cette combinaison est unique : le calme d’un lac et la richesse d’une forêt, à proximité d’un milieu urbain, sont de plus en plus rares. C’est une belle occasion de prendre les devants, de déployer notre imagination pour créer de nouveaux ponts entre la nature et les humains, en utilisant la culture comme liant.

Utiliser l’architecture comme moteur

L’architecture a cette capacité de mettre la nature en valeur, de nous amener à la contempler — et donc de nous forcer à nous poser. Elle cadre et magnifie des détails que nous ne voyons pas, ou plus. Elle brouille la frontière entre l’intérieur et l’extérieur, prolonge notre regard et oriente nos pas.

Nous changeons en fonction du lieu qui nous abrite. Par exemple, les espaces bien pensés ont un impact positif sur notre bonheur et notre façon d’être. Le bâti a ce don de faire émerger différentes facettes de notre personnalité.

Ces 50 dernières années, nous avons construit maisons et appartements autour des téléviseurs. La meilleure façon de nous côtoyer sans nous parler.

Il faut revenir au foyer, hypnotisant et rassembleur. Il faut rapprocher l’humain de l’humain, repenser nos espaces pour favoriser l’échange. Un ilot pour cuisiner, pour manger, pour discuter, sans tenir compte du temps qui passe. Des salons transformés en conversation pits, pour encourager les gens à se regarder, à communiquer.

Nous avons une architecture nordique sur laquelle nous appuyer pour nous déployer, comme les refuges de pêcheurs sur l’ile Bonaventure ou les camps de chasse de l'Abitibi.

En plaçant l’humain au cœur des réflexions, nous construirons des demeures qui nous feront ressentir quelque chose. Nous érigerons du patrimoine immatériel — des liens, des émotions, une mémoire — en même temps que du bâti. Personne ne regarde un bâtiment pendant des heures comme si c’était une œuvre d’art; en revanche, nous pouvons passer des heures dans une seule pièce parce qu’elle nous touche, d'une certaine façon.

Embrasser notre nordicité

En plus de nous rapprocher de la nature, l’architecture nous permet d’embrasser notre culture nordique. Nous avons la chance, au Québec, d’être entourés de paysages, tels des tableaux, qui évoluent au rythme des saisons. Ces fenêtres vers l’extérieur nous permettent d’apprécier un rayon de soleil, les branches qui dansent au vent, les animaux qui font leurs provisions.

Parce que si la nordicité s’exprime dans les traditions et les activités que l’on pratique, elle se manifeste également dans les couleurs, les textures, les odeurs et les saveurs. Un poêle à bois, une neige qui tombe, un plat qui mijote, des enfants qui s’amusent sous la pluie, des joues rouges, un bouillon de poulet chaud, une épinette gelée.

Malheureusement, nous nous définissons encore trop souvent à travers les autres. Combien de fois citons-nous la Scandinavie pour son mode de vie, sa culture, son design? C’est vrai, nous avons beaucoup en commun — la température, le territoire, le terroir, la résilience, la créativité. Mais nous sommes aussi uniques, et notre nordicité ne demande qu’à s’incarner.

Aimer nos épinettes noires et notre cèdre au-delà des essences exotiques, accepter le fait que nous avons quatre saisons et que c’est une véritable chance, jouer sur les contrastes que notre climat nous offre — en déposant une chandelle sur le rebord d’une fenêtre en janvier ou en plongeant dans le lac un jour de canicule.

La nordicité, ça passe par notre territoire, notre terroir, nos matériaux, nos savoir-faire, nos artisans, nos cultures. En comprenant notre héritage, nous pourrons bâtir un futur qui nous est propre.

Conjuguer savoir-faire et savoir-être

En l’espace d’à peine deux générations, nous sommes passés du travail principalement manuel au travail intellectuel. Une transition, croyions-nous, au profit du confort et de la liberté. Une transition extrêmement rapide qui, plutôt, nous emprisonne dans nos têtes, dans nos maux invisibles. De plus en plus, nous nous rendons compte que l’épuisement psychologique a de lourdes conséquences.

Nettoyer un poisson, fabriquer une mouche, cueillir des champignons, s’orienter dans la forêt… Quand avez-vous, pour la dernière fois, créé quelque chose à partir de rien, réparé un objet de vos mains ou mis en pratique le savoir-faire hérité d’un ancêtre?

Petit à petit, ces connaissances jadis transmises d’une génération à l’autre nous échappent. Nous surtaxons notre cerveau en laissant de côté notre dextérité et notre agilité. Avant qu’il ne soit trop tard, prenons le temps de nous arrêter. D’écouter ceux qui sont passés avant nous et de tendre la main à ces savoirs anciens qui nous rapprochent de la nature et de nos racines.

Notre patrimoine immatériel est important, pour notre culture comme pour notre équilibre. Collectivement, nous pouvons faciliter le transfert de connaissances en créant des espaces et des outils qui favoriseront les rencontres, toutes générations confondues.

Se souder collectivement pour construire de nouveaux récits

Il est plus facile de se projeter dans un avenir sur Mars que dans un futur où l’humain aura retrouvé un équilibre écologique. Depuis des décennies, nous rêvassons à la vie sur une autre planète et nous demandons à nos vedettes de cinéma de personnifier des colonisateurs intergalactiques. Ce récit collectif est tellement présent qu’il s’est incrusté dans notre imaginaire. Nous y croyons et nous acceptons d’alimenter cette vision. Pourtant, ce n’est pas demain que ce scénario se réalisera.

Et que dire d’un monde où l’humain et la nature cohabiteraient en symbiose, où la collectivité serait au diapason, et où la croissance du bienêtre primerait la croissance économique? Il est tellement loin dans notre imaginaire collectif que nous le croyons utopique, voire carrément impossible.

Nous devons rassembler des penseurs, des créateurs, des entrepreneurs qui imagineront ce futur. Puis, faire appel à des littéraires, à des artistes, à des communicateurs, qui le déclineront en récits ayant le potentiel de nous propulser vers l’avant.

Il faut rêver collectivement, et mettre en place des exemples concrets, même modestes, de ce que ce monde différent pourrait être.

Un projet ancré dans une démarche

C’est un peu l’ambition de ce projet, qui se veut avant tout une démarche: créer un lieu en nature qui rassemblera — dans un cadre architectural favorisant la créativité, l’échange d’idées et la création de nouvelles traditions — les membres d’une communauté.

Cette démarche est enracinée dans la volonté d’être près de la nature, d’embrasser notre nordicité, d’utiliser l’architecture comme pont.

Le projet des Habitations BESIDE permettra de protéger et de valoriser un territoire de plus de 900 acres. De sécuriser des lieux majestueux qui pourront influencer différemment chacune des personnes qui s’y aventurera. De préserver deux lacs, pour que nous nous rappelions toujours ce que c’est que se trouver sur un plan d’eau cristallin entouré de feuillus géants.

En plein cœur de la forêt, nous pourrons expérimenter, apprendre, échanger. Faire le plein de connaissances par l’expérience. Nourrir notre savoir-faire et notre savoir-être, entre nature et culture, à proximité de Montréal.

Les habitations BESIDE, c’est un lieu où la solitude côtoie le rassemblement — des collègues, des familles, des amis, des étrangers. Où les idées se partagent autour d’un feu et d’un bon verre de whisky. Un genre de « WeWork » dans le bois, travail en moins!

Un endroit pour imaginer de nouveaux récits, tout en y prenant part!

— Jean-Daniel Petit

Devenez propriétaire d’une Cabin

Les BESIDE Cabins sont disponibles à la vente et en location. En devenant propriétaire de votre Cabin, vous participerez activement à notre mission : aider les gens à renouer avec la nature et assurer la survie d’un terrain de jeu naturel de 900 acres pour les générations futures.

Leur nombre est limité, et nous ne développerons pas le projet au-delà de sa vision actuelle. Communiquez avec nous dès maintenant pour réserver votre place sur la liste d’attente et pour recevoir les dernières nouvelles!

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